Maweken

Le tissu
Le monde naquit du tissage. À l'origine, rien de matériel n'existait. Les parents conçurent le monde, mais aucun n'osa le matérialiser. Abu Monsa, une mère créatrice, connaissait une enfant très rebelle, parfois furieuse, capable de blesser quiconque s'approchait d'elle. Elle était comme une plante épineuse, forte et résistante.
Abu Monsa savait qu'elle gardait en elle quelque chose d'important. En lui parlant d'une voix douce, elle comprit que cet enfant portait en elle les fils qui pourraient soutenir le monde matériel. Ainsi, Abu Monsa rencontra « Bi », la mère du figuier, qui lui enseigna la force, la résilience spirituelle et la capacité de devenir matière. À présent, Abu Monsa, possédant l'essence de la matière, se demandait ce qu'elle allait en faire.
Une nuit, elle médita longuement, se souvint et visualisa, et comprit ainsi que le monde matériel devait être ainsi : aller et venir, se souvenir et agir, penser et tisser. Elle savait que le « Bi », le fique, était rebelle et épineux ; elle savait qu'elle devait le filer et le déplacer, en extraire son essence sans le blesser ni se blesser elle-même, faisant ainsi jaillir le meilleur de chacun pour voyager à travers le monde. Ainsi naquit le monde, et ainsi les femmes Wiwa tissent depuis lors, créant le monde dans le souci de ne nuire ni d'être nuisibles, ni par leurs pensées ni par la matière. Elles naissent et grandissent avec ce principe de vie : tisser pour vivre, penser pour ne pas nuire…
Sacs (mochilas) de Maweken disponibles
Dans la Sierra, vivent des femmes et des Sagas (femmes sages) qui se consacrent quotidiennement à l'artisanat. Elles tissent des mochilas (sacs). Chaque mochila possède des couleurs différentes et une signification particulière. Les femmes qui tissent les mochilas se concentrent sur l'Ade Serankua (la conscience cosmique, étant le père et la mère de tous) afin que leurs tissages s'épanouissent lentement et harmonieusement. Les hommes autochtones s'identifient aux mochilas. Les Mamos (hommes sages) font également des offrandes à toutes sortes de plantes, car les couleurs des mochilas et des tissages s'inspirent des plantes, des animaux, des roches, de la neige, etc. Dès l'âge de cinq ans, les jeunes filles autochtones commencent à recevoir les conseils des Sagas. En suivant leurs instructions et la Loi de Sé (loi ancestrale qui explique comment prendre soin de la Terre Mère), elles doivent, à sept ans, commencer à tisser une mochila de leur première couleur ou de leur première lignée. Leur tissage doit être guidé par les enseignements reçus entre cinq et sept ans. Dès l'âge de sept ans et jusqu'à la réception de son premier échantillon, elle doit maîtriser plus de cinquante tissus de couleurs et de motifs différents. Les Sagas supervisent de près la pratique des femmes durant leur formation initiale.
Bijoux de Maweken disponibles
Si les sacs et/ou les bijoux vous plaisent, contactez-moi au: +420 608 078 259
